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La controverse née de "l'élection" de M. Parasiliti dit Para, Président démissionnaire du Conseil du Royaume, le 9 janvier 2014, appelle de notre part les observations suivantes:

1ent - Le testament politique laissé par S.A.R. le Prince Philippe dispose dans son "" que le Conseil de Régence "devra prendre, comme conseiller direct, les avis compétents (...) ainsi que de Mes Quatreboeuf et Werba".

Le Procès-verbal de réunion dudit Conseil, le 9 janvier 2014, s'il fait état de la présence de Me Werba, ne semble mentionner aucun conseil qui aurait été demandé à Me Quatreboeuf(s), ainsi que le Conseil le devait. Il n'est d'ailleurs fait aucune mention d'une invitation faite à Me Quatreboeuf(s) de participer aux travaux du Conseil.

2ent - Le même testament dispose, dans son "" que "Les Conseillers Mapuches seront amenés à jouer un rôle essentiel sous l'impulsion du Comte Reynaldo Mariqueo".

Le Procès-verbal de réunion dudit Conseil, le 9 janvier 2014, fait état de procurations données par les Conseillers Mapuches, empêchés de participer réellement aux travaux ou de donner un quelconque avis, et encore moins de jouer un rôle essentiel, par la décision prise de précipiter en leur absence la désignation d'un successeur à S.A.R. le Prince Philippe.

3ent - Le même testament dispose, dans son "4°", que "Le Conseil de Régence ne devra pas durer plus de huit à dix mois, sa fonction unique (ces trois derniers mots soulignés) étant de désigner mon successeur. En cas de difficulté pour départager deux candidats à cette succession, ce sera l'avis des conseillers mapuches qui sera retenu comme définitif".

Il résulte du Procès-verbal de réunion dudit Conseil, le 9 janvier 2014, que la Régence aura duré quatre jours, sans appel à candidature, un membre présenté comme démissionnaire du Conseil ayant présenté sa candidature le 8 janvier 2014, trois jours après l'ouverture de la Régence.

Dans un article du journal "Sud-Ouest" en date du 11 janvier 2014 ( http://www.sudouest.fr/2014/01/11/la-foire-du-trone-au-royaume-d-araucanie-1425892-2178.php ), il est indiqué « Il a fallu en urgence, et à bulletins secrets, procéder à l'élection. » Le prince qu'on sort du chapeau fut en l'occurrence le duc Jean-Michel Parasiliti di Para, désormais Antoine IV.

Le texte même du procès-verbal du Conseil de Régence établit sans conteste que M. Parasiliti dit Para a présenté sa démission le 6 janvier (le lendemain du décès de S.A.R. le Prince Philippe), pour prétendre être en mesure d'être candidat à la désignation en qualité de Prince d'Araucanie dès le 8 janvier 2014 (trois jours après le décès de S.A.R. le Prince Philippe).

Le propos rapporté par la presse selon lequel l'élection aurait été décidée dans l'urgence le 9 janvier en réaction à la production d'une lettre est donc factuellement erroné, l'élection précipitée ayant été décidée le lendemain même ( !! ) du décès de S.A.R. le Prince.

4ent - Le même testament dispose, dans son "", que "le Conseil de Régence devra travailler suivant les principes de mon acte additionnel à la constitution en en simplifiant éventuellement certaines formalités".

Le Conseil de Régence ne pouvait dès lors, en aucun cas, déroger à l'acte additionnel, lequel dispose qu'un des membres dudit Conseil ne peut être élu Prince d'Araucanie.

Or, M. Parasiliti dit Para a présenté une démission précipitée dès le lendemain du décès de S.A.R. le Prince Philippe, laquelle n'a pu prendre effet avant d'avoir été acceptée, ce qui fut fait le 9 janvier 2014, ainsi qu'il résulte du Procès-verbal de réunion dudit Conseil.

Dès lors, lorsque M. Parasiliti dit Para a présenté sa candidature trois jours après le décès de S.A.R. le Prince Philippe, il demeurait membre du Conseil, et ne pouvait à ce titre être élu Prince d'Araucanie.

En outre, le Procès-verbal du Conseil fait état de longs débats ("après en avoir longuement débattu"), ce qui tend à établir que la candidature unique et précipitée de M. Parasiliti dit Para n'était pas connue avant l'ouverture des travaux, de sorte qu'il a pu jusqu'à celle-ci user de son influence de Président du Conseil du Royaume et membre du Conseil de Régence pour imposer une nomination dont les représentants Mapuches absents de la réunion, n'avaient pas été informés.

Enfin, il est patent que les principes devant fonder la désignation d'un successeur à S.A.R. le Prince Philippe d'Araucanie ont été bafoués, autant par une élection précipitée, que par la nomination d'un membre éminent du Conseil, et, plus encore, par l'absence délibérée de tout appel à candidature.

5ent - Pour conclure, il résulte de l'ensemble des textes publiés que le Conseil de Régence n'avait en aucun cas le pouvoir de modifier la constitution du Royaume; dès lors, la rumeur ayant circulé selon laquelle le principe de la succession héréditaire aurait été abrogé est infondée, le successeur de M. Parasiliti dit Para devant constitutionnellement être son fils aîné, ou à défaut l'un des membres de sa famille, et non un tiers élu dans quelques années par le Conseil après l'abdication de M. Parasiliti dit Para.

Quelques observations sur "l'élection" de M. Parasiliti dit Para.

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